À propos de Julien LE GUEN

Je m’appelle Julien Le Guen, je suis né le 20 novembre 1987 au Blanc-Mesnil en région parisienne. A l’âge de 10 ans, mes parents ont déménagé pour rejoindre la Bretagne et plus particulièrement un petit village du nom de Saint-Jean la Poterie (Morbihan).

J’ai commencé à m’intéresser à l’art du Bonsaï à l’âge de 17 ans. Passion que je pratique toujours en étant notamment le président du club “Auprès de mon arbre” de Saint-Jean la Poterie depuis 2013. Très vite, l’envie m’est venue de pouvoir un jour associer un arbre à un pot de ma production.

C’est donc en 2008 que j’ai rejoint l’atelier “La Girelle” à Malansac où Thérèse Terral proposait des cours pour tous niveaux.

L’année suivante, la municipalité de Saint-Jean la Poterie avait la volonté de mettre en place une association autour de la poterie. C’est donc tout naturellement que je m’y suis intéressé et, en Septembre 2009, “Terre de Potiantes” était née. L’association vise à promouvoir la poterie en mettant en place des cours dispensés par différentes animatrices et en organisant une grande fête avec un marché de potiers “La Fête des Lises”. J’en profite pour remercier quelques formatrices qui m’ont permis d’apprendre différentes techniques (Thérèse Terral, Héloïse Audry, Sophie Esquénazi, Majo Depoilly, Sophie Blanchard).

 

Ces années passées dans cette association m’ont permis d’acquérir les différentes techniques de base autour de la poterie (modelage, plaques, colombin, sculpture). La technique du tournage me manquait et mes quelques stages d’une seule journée ne me permettaient pas d’acquérir un niveau technique acceptable.

En 2016, nous décidons avec ma compagne de nous marier en 2017. Je me fixe alors un objectif: offrir en cadeau à chacun des convives (environ 200) une petite tasse tournée!

Après un stage d’une semaine de tournage effectué au CNIFOP (un super lieu de formation), je me mets au travail. L’objectif est atteint, même si je suis passé par deux phases opposées au moment de l’ouverture des fours. (satisfaction liée à une belle cuisson et découragement quand tout un four est à jeter)

Julien LE GUEN
Julien LE GUEN lors d’une démonstration de tournage à Sixt en fête en 2019

Parallèlement, je me passionne pour la confection des émaux. Ma formation dans le domaine de la chimie m’a aidé à apréhender ce monde là. J’étudie méticuleusement plusieurs livres et notamment le livre de Daniel de Montmollin “Pratique des émaux de grès”. Une bible! Livre indispensable pour quiconque veut travailler autour des émaux de grès. Je dois dire que le document de formation qu’a mis à disposition Yvon Le Douget sur son site est tout aussi remarquable.

Je me procure des matières premières, quelques petits matériels et je commence à découvrir des effets intéressants. Ne voulant pas m’arrêter là, je décide d’acquérir du matériel plus conséquent: un four. Afin de poursuivre les centaines d’essais déjà entrepris et j’espère en trouver encore beaucoup d’autres.

J’expérimente les cuissons à gaz lors de nombreuses cuissons raku avec l’association Terre de Potiantes et quelques cuissons au bois. Malgré ces cuissons passionnantes et sans doute plus près de l’image qu’on se fait du travail du potier autour du feu, je choisis le four électrique. Pourquoi? La réponse n’est pas très compliquée et je ne vais pas me cacher. Les trois raisons principales de ce choix: la facilité, le manque de temps, la répétabilité.

La facilité: on appuie sur le bouton et on revient X heures plus tard observer le résultat.

Le manque de temps. Pour l’avoir expérimenté, les cuissons gaz et bois sont très chronophages pour la conduite de la cuisson. Temps dont je ne dispose pas suffisamment, dû à une autre activité professionnelle.

Répétabilité: quoi qu’on en dise, les émaux sortant de cuissons électriques seront plus fidèles dans leurs répétitions que lors de cuissons gaz ou bois. Élément important pour effectuer des recherches d’émaux.

Je m’intéresse fortement aux glaçures pouvant être constituées à base de cendres. Et chose qui m’a paru incroyable: les cendres des différents végétaux sont toutes constituées des mêmes éléments. (en différentes proportions). Et, hasard ou pas, il s’agit des mêmes éléments de base dont nous avons besoin pour composer nos émaux!

L’objectif de ces recherches autour des cendres est lié à mon autre passion qu’est le bonsaï.

Je souhaite pouvoir un jour présenter ou admirer un arbre dont l’essence fasse partie des 3 éléments de présentation. Imaginez un chêne présenté sur une tablette en chêne, dans un pot émaillé à base de cendres de chêne!

Julien LE GUEN